Questions fréquemment posées (FAQ)

 

Que signifie Kisando 

KI c’est l’énergie, San c’est le chiffre 3 et Do c’est le chemin.

Quel rôle occupe la musique dans le Kisando ?

Il serait plus juste de parler de « son » plus que de musique. Le son ou les sons possèdent des qualités de durée, d’intensité, de hauteur et de timbre ; de ce fait ils constituent un fond ou un paysage sonore qui enveloppe le mouvement et le détermine dans ses qualités d’intensité, de durée et de rythme.

La musique, de par son caractère émotionnel, touche le corps, exerce une pression légère ou forte qui anime et déclenche naturellement le mouvement dans une respiration nouvelle.

Quel but poursuit le Kisando ?

Le Kisando conduit celui qui le pratique sur un chemin de recherche personnel que nous pourrions qualifier d’équilibre dynamique naturel. Sur ce chemin il parcourt différentes vallées peuplées d’éléments variés que nous plaçons à dessein pour orienter sa recherche et garantir son ascension vers le but qu’il s’est donné.

Le Kisando est-il une pratique contraignante ?

Le Kisando s’attache à observer nos limites et à les respecter, en aucun cas les dépasser. De plus nos déséquilibres sont le produit d’erreurs multiples qu’il nous appartient de corriger ; c’est donc dans le constat de ces erreurs que réside essentiellement nos possibilités d’accès à un nouvel équilibre.

Toute idéologie de souffrance volontaire est écartée. Corps et esprit entretiennent une relation parfaitement amicale et collaborent ensemble sur le chemin. L’effort que nous consentons à produire est mesuré et jamais imposé.

Quel différence faites-vous entre la Danse et le Kisando ?

La Danse est associée généralement à la recherche d’une esthétique et d’un discours du corps, une expressivité. Encore faut-il distinguer les danses sacrées des danses profanes.

Mais pour ce qui nous concerne les sons que nous utilisons dans le Kisando sont tissés dans le geste pour leur donner une dimension supplémentaire ; autrement dit nous réalisons nos mouvements avec le son et non sur des sons.

Un mouvement est un ensemble de gestes qui n’existe que dans des rythmes, des durées et dans un espace exactement comme pour le son. C’est cette homologie qui justifie sa présence dans l’étude du Kisando.

Alors  pour répondre à la question nous pouvons dire que le Kisando est une danse, sans être de la Danse.

Le suffixe « DO » laisse entendre que cette pratique est une Voie. Est-ce le cas ?

Le Kisando est un chemin.  A l’évidence, toute pratique s’inscrit dans une durée dans laquelle nous avançons « pas à pas ». Mais si nous considérons « Do » dans son origine spirituelle nous devons préciser que c’est là un domaine qui reste intime et personnel pour chaque pratiquant.

Le Kisando, est-ce difficile ?

Si vous vous fixez comme but d’apprendre le Chinois le matin pour le parler couramment le soir alors cela sera difficile ; en revanche si le matin vous entrez dans le monde merveilleux d’une langue nouvelle vous aurez vécu tout au long de la journée et jusqu’au soir une aventure passionnante.

La musique est un domaine qui m’est totalement étranger. Puis-je tout de même pratiquer le Kisando ?

La musique est partout ; nous sommes immergés dans les sons et dans les rythmes ; la musique académique est une organisation culturelle des sons avec ses canons, ses modes, ses styles, ses apprentissages etc … dans la musique il n’y a rien à « comprendre », juste ressentir, juste aimer.

La musique est un paysage ondulant comme les vagues de l’océan ou le martellement obstiné de la pluie sur une vitre un soir d’orage.

Dois-je être en bonne forme pour pratiquer le Kisando ?

Le Kisando n’est pas une thérapie. C’est un art. Ceci étant posé, s’exercer à cet art a des vertus évidentes sur le plan de la santé notamment concernant l’équilibre postural, la détente musculaire et le stress.

Par conséquent, si vous ne vous sentez pas en bonne forme, alors peut-être est-ce le moment de venir goûter cette nouvelle pratique ...

oOo